Le vice-président syrien Farouk al-Chareh a salué samedi la nomination du nouveau médiateur international pour la Syrie, Lakhdar Brahimi, a rapporté la télévision d'Etat. Quelques instants auparavant, elle avait démenti que M. al-Chareh ait tenté de faire défection.
Un communiqué du bureau du vice-président syrien cité par la télévision d'Etat affirme qu'il est favorable à "une position unifiée du Conseil de sécurité de l'ONU pour qu'il (Brahimi) puisse mener sa mission difficile sans obstacles".
La Russie a également salué la nomination de M. Brahimi dans un déclaration qui affirme que "nous comptons sur le fait que Lakhdar Brahimi basera son travail sur la plate-forme déjà existante de la 'feuille de route' pour un règlement en Syrie - le plan de paix de Kofi Annan et le communiqué de la rencontre en juin du Groupe d'action sur la Syrie à Genève, ainsi que sur les décisions correspondantes du Conseil de sécurité de l'ONU".
Défection avortée
Peu avant ces annonces, le commandement de l'Armée syrienne libre (ASL, rebelles) avait affirmé dans un communiqué que selon "des informations préliminaires, il y aurait eu une "tentative de défection" du vice-président syrien al-Chareh qui "s'est soldée par un échec".
De son côté, la télévision d'Etat syrienne a assuré que le vice-président n'avait jamais envisagé de quitter la Syrie, citant un communiqué du bureau du dirigeant.
Nouveaux bombardements
Dans le nord de la Syrie, la localité d'Azaz qui compte 70'000 habitants et cible d'un raid qui a fait 40 morts mercredi, a été de nouveau bombardée samedi par l'aviation du régime. Cette information a été rapportée par l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).
Par ailleurs, des quartiers de la ville d'Alep, théâtre depuis près d'un mois d'une bataille cruciale entre les rebelles et le régime, étaient également bombardés, tandis que des combats éclataient dans d'autres secteurs.
Les violences ont fait 129 morts à travers le pays vendredi, dont 90 civils, 10 rebelles et 29 soldats.